Vers libres

  • Un pedalo rouge et bleu

    Sur le lac de Côme, un pédalo rouge et bleu dérive près d’une rive désolée. Au loin, la ville apparaît sous la pluie. Le narrateur, chargé de souvenirs et de regrets, sent l’eau se dérober sous lui. Les couleurs de l’embarcation gardent quelque chose d’insouciant dans un paysage devenu menaçant. En vers libres, ce poème fait glisser une scène lacustre vers une expérience d’angoisse, où les éléments semblent répondre aux tourments intérieurs.

  • Chaque lundi

    Des départs répétés, des retours tardifs, quelques escapades à deux. Une voix revient sur une relation conjugale traversée par les absences. Des villes jalonnent une existence dispersée, tandis que l’autre assure la continuité du quotidien. En vers libres, « Chaque lundi » confronte les justifications du travail à ce qu’elles laissent dans l’ombre. La fatigue, les gestes de tendresse et les promesses composent un aveu retenu, où l’attachement demeure sensible à travers la conscience de n’avoir pas assez donné.