Auteur/autrice : Philippe-Raymond Brasseur

Philippe-Raymond Brasseur, auteur de langue française né à Ixelles en 1960 et établi à Ninove.
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    Histoire de l’Ours qui parlait

    En décembre 2000, Jean-Philippe, un homme d’affaires épuisé, se réfugie dans un palace à Montreux. La lecture du journal de sa mère, consacré à l’année 1970, le plonge dans un songe vertigineux. Il y devient Laberius, un ours parlant capturé en Dacie, aux frontières de l’Empire romain, puis vendu comme esclave. Une fois affranchi, il tente de se faire une place dans la Naples antique, entre commerce, pouvoir et trahisons. Mais tandis que l’Empire s’effondre, le moment approche où il devra affronter sa véritable identité.

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    Walpurgispalast

    Walpurgispalast raconte le retour en Europe de Pomelie Van Acker, rappelée de Polynésie par la mort d’un père ruiné. Menacée elle-même de liquidation judiciaire, elle rejoint le Valais pour récupérer un héritage réduit à un sac Aldi contenant un album de photographies, une montre cassée et un passeport périmé. Mais son cousin Waldo Zuppinger refuse de lui remettre ces reliques. L’album renvoie aux affaires troubles du père en Allemagne ex-communiste. Entre rêves berlinois et hostilité familiale, Pomelie lutte pour préserver les traces d’une vie disparue tandis que la sienne menace de s’effondrer.

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    Soir de corneilles

    Dans une Bruxelles envahie de corneilles, une cheffe d’entreprise perd ses repères et cède à la peur. La ville se décompose, les habitants se surveillent, chaque rencontre paraît receler un piège. Elle cherche un répit à Ostende, mais une salariée énigmatique la dénonce. Son bureau est fouillé. Ses explications, recueillies en garde à vue, deviennent des pièces à charge. Élargie sans accusation fondée, elle demeure captive d’une procédure judiciaire sans objet. Entre menace objective et subjectivité troublée, la certitude du danger ébranle son dernier refuge, sa confiance dans le réel.

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    Metropol terminal

    En mars 1989, un jeune marchand de livres anciens se rend en Europe de l’Est pour s’y approvisionner. Tandis que les négociations avec l’administration est-allemande s’éternisent, Lenka, venue de Prague, le rejoint dans l’espoir de retrouver sa mère disparue. De Berlin à Varsovie, puis vers le château de Dąbrówczyn, hôtels d’État, trains de nuit et contrôles policiers jalonnent leur parcours. Dans un monde communiste en déclin mais toujours sous surveillance, chacun a appris à mesurer ses paroles.

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    Le sourire d’une mère

    En juin 1974, un garçon de bientôt douze ans passe la nuit au commissariat de police avant d’être déféré devant le juge de la jeunesse. Sous couvert d’une « colonie de vacances », une décision de placement en institution lui est imposée sans explication. Du palais de justice de Bruxelles à un centre « semi-fermé » de sauvegarde de la jeunesse des faubourgs de Namur, le récit suit l’attente, le silence des adultes, le voyage en Combi de gendarmerie, la dépossession et l’entrée dans le groupe 11. Un témoignage sur l’enfance traumatisée, l’abandon familial et la violence institutionnelle.

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    Le grand homme paré de blanc

    Dans un village enseveli sous la neige, une femme fuit l’inanité mondaine dans l’espoir d’échapper à l’aliénation et à un destin absurde. Elle passe la nuit dans une auberge isolée. Un rêve la métamorphose en dronte et la conduit jusqu’à un col gardé par un étrange douanier suisse. Au matin, elle franchit réellement la montagne vers Walpurgis, pays d’ordre, de chants et de rondes. Mais derrière l’harmonie promise se dessine une comédie plus inquiétante. Ce conte philosophique interroge les masques sociaux, le désir d’appartenance et le prix d’une liberté lucide.

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    Stances obscures

    Dans une villa de Nieuport, un dîner mondain prend peu à peu la forme d’une liturgie de classe. Propriétés, voyages, alliances et signes de pouvoir composent le langage d’un groupe enfermé dans une ignorance satisfaite, qui réduit le réel aux marques les plus triviales de la réussite. Celui qui a longtemps partagé ses rites découvre la violence tranquille exercée contre toute singularité. Entre humiliation, lucidité et désir de fuite, la soirée révèle le prix d’une rupture avec l’ordre collectif. Pour tenter de retrouver sa liberté et échapper à un destin absurde, il faut savoir perdre sa place.

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    Love Train à Zbraslav

    Par une froide nuit de décembre 1988, dans un bar enfumé de la rue Krakovská à Prague, un jeune marchand d’art venu de l’Ouest rencontre deux étudiantes au conservatoire et un jeune vendeur de devises originaire de Libye. D’une discothèque clandestine de Zbraslav au poste-frontière de Rozvadov, la police veille. L’amitié et la grâce s’épanouissent durant quelques heures, avant que le rideau de fer n’impose la séparation.

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    Stratégie de repli sur Heligoland

    En août 1995, Jean-Philippe fuit Knokke avec sa compagne, l’amie de celle-ci et leur gouvernante. Son entreprise vacille entre dettes, contrôles et transactions clandestines. L’île allemande d’Heligoland devait offrir un refuge. La fuite mène à Deauville, puis, dix-neuf mois plus tard, à Bora Bora. Le luxe n’apaise rien, les femmes échappent à son autorité et un appel bancaire fatal traverse les océans. La faillite rattrape celui qui la repoussait. Dans ses bagages, un miroir fêlé lui rappelle qu’aucune distance ne répare une existence. Il doit rentrer pour organiser sa chute.

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    La ville semblait toujours la même

    À Knokke-le-Zoute, à la fin de l’été 1996, le narrateur parcourt une ville dont les façades neuves semblent défier le temps. Une ruine rompt pourtant cette permanence. L’ancienne piscine communale et son tea-room, condamnés à disparaître. Entre mobilier dépareillé, chansons flamandes et souvenirs d’enfance, le lieu devient la faille visible d’une cité qui ne cesse de détruire et de reconstruire son passé, tout en donnant l’illusion de demeurer toujours la même.