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    Genève, les oiseaux

    Dans une Genève hivernale, un homme parcourt les lieux d’anciens rendez-vous et attend une femme qui ne vient pas. Le rêve le transporte à Ixelles, dans des rues familières et des appartements devenus étranges. Entre ces deux villes, les souvenirs d’une relation se mêlent à une colère impuissante. Les oiseaux accompagnent cette recherche. Cette transcription onirique fait éprouver le décalage entre des lieux encore intacts et une histoire dont le narrateur ne retrouve plus que les traces.

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    Bruxelles sans garantie

    Au volant d’une ancienne voiture, un homme s’arrête dans un car wash bruxellois. Le laveur lui semble être l’orthophoniste auquel il vient de confier son enfant. Un marchand examine le véhicule et se comporte déjà en propriétaire. Le narrateur craint qu’on ne dispose de sa voiture sans son accord. Dans cette transcription de rêve, les rencontres deviennent inquiétantes, les rapports de force s’installent. Pour défendre ce qui lui appartient, l’homme doit affronter les autres, mais aussi contenir sa propre colère. Chronique d’une ville à la dérive.

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    Syncope

    Un homme monte les marches d’un palais de justice pour y déposer des comptes et des procès-verbaux. Cette démarche engage le sort de son entreprise. Épuisé, il traverse des lieux qui lui paraissent hostiles, jusqu’au guichet du greffe. En vers libres, le texte évoque l’angoisse d’un dirigeant confronté à une procédure qui bouleverse son existence. Sa fatigue et son isolement contrastent avec l’aisance presque joviale des professionnels appelés à examiner sa situation. Ce qui constitue leur quotidien représente pour lui un basculement.

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    Métaphysique du Nain Bleu

    Dans un rêve, Cervantes et Don Quichotte se confondent en une créature minuscule qui arpente les plaines d’Argentine. Bientôt, les territoires changent d’échelle et le monde prend des formes inattendues. Le narrateur observe cette figure avec laquelle il entretient un lien troublant. Cette transcription onirique suit les métamorphoses d’un auteur et de son œuvre, entre errance, fascination et désir de reconnaissance. Les références littéraires et historiques se mêlent aux souvenirs personnels.

  • Visa de métal

    À l’entrée de Berlin-Est, un homme et une femme attendent dans leur voiture. Sous les projecteurs, les gardes examinent les papiers, répètent leurs questions et fouillent les bagages. Le froid et la peur éprouvent leurs corps. Au-delà de la barrière, les façades grises et les slogans officiels composent le décor d’une ville sous surveillance. Dans la lumière grise du poste-frontière de Checkpoint Charlie, le froid, les fouilles et les regards des policiers de RDA chargent chaque geste d’inquiétude et d’épuisement.

  • Un pedalo rouge et bleu

    Sur le lac de Côme, un pédalo rouge et bleu dérive près d’une rive désolée. Au loin, la ville apparaît sous la pluie. Le narrateur, chargé de souvenirs et de regrets, sent l’eau se dérober sous lui. Les couleurs de l’embarcation gardent quelque chose d’insouciant dans un paysage devenu menaçant. En vers libres, ce poème fait glisser une scène lacustre vers une expérience d’angoisse, où les éléments semblent répondre aux tourments intérieurs.

  • Chaque lundi

    Des départs répétés, des retours tardifs, quelques escapades à deux. Une voix revient sur une relation conjugale traversée par les absences. Des villes jalonnent une existence dispersée, tandis que l’autre assure la continuité du quotidien. En vers libres, « Chaque lundi » confronte les justifications du travail à ce qu’elles laissent dans l’ombre. La fatigue, les gestes de tendresse et les promesses composent un aveu retenu, où l’attachement demeure sensible à travers la conscience de n’avoir pas assez donné.